La pire semaine du DOW-JONES de 2012 : -1,27%
Séance de lourdes pertes à Wall Street. La Bourse de New York finit en effet la séance en forte baisse après la publication des chiffres de l’emploi américain pour le mois d’avril jugée décevante qui se traduit par un recul du taux de chômage mais également un ralentissement du rythme des embauches. Ainsi le Dow Jones a-t-il lâché 1,27% à 13.038 points, le S&P 500 de 1,62% à 1369 points et le Nasdaq, de 2,25% à 2956 points. Sur l’ensemble de la semaine, le Dow a cédé 1,4%, le S&P 500 2,4% et le Nasdaq 3,7%. Ces deux derniers ont connu leur pire semaine depuis respectivement décembre et novembre.
Décidément, chaque jour qui passe, ou presque, apporte son lot de mauvaises nouvelles. Mercredi, l’enquête ADP sur l’emploi dans le secteur privé américain et les indices d’activité manufacturière dans la zone euro ont déçu. Jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a douché les espoirs des boursiers en fermant la porte à une baisse imminente du loyer de l’argent tandis que l’indice ISM a montré un ralentissement de l’activité dans les services aux Etats-Unis. Le rapport officiel sur l’emploi américain aurait pu apporter une bouffée d’oxygène. Il n’en a rien été.
Les créations d’emploi ont ralenti pour le troisième mois d’affilée en avril aux États-Unis, mais le taux de chômage a continué sa baisse, pour s’établir à 8,1 %, son niveau le plus faible depuis janvier 2009. L’économie américaine a créé 115.000 emplois de plus qu’elle n’en détruisait en avril, a indiqué le département du Travail. Le solde des embauches apparaît ainsi en baisse de 25,4 % par rapport à mars, et inférieur à l’estimation des analystes (162.000)